« Je suis arrivé un matin, une nuit claire, blanche de tain.
Je suis parti le désert aux pieds, les dunes portées par la lune
et la lune accrochée au soleil.
Je suis parti un jour, une nuit, tard dans la nuit
J’ai parcouru la ville et ses ruelles pour m’imprégner du moindre détail,
moindre orgueil enfantin.
J’ai piétiné les trottoirs pour en faire un terrain vague,
L’écume du jour, d’un jour !
Je me suis engagé derrière toute odeur,
et je changeais de parcourt selon les humeurs.
Je suis parti, me semble t-il, la peur au ventre les mains aux pieds
et je sautais de joie et d’amertume.
Je suis parti.
Et alors à quoi bon !
Je suis toujours là !
Je change de train, je passe d’une voie à l’autre,
du nord au sud et du sud au nord,
A quoi bon ?
Les voies n’ont pas la même voix, les odeurs n’ont plus les mêmes saveurs,
les ruelles ont pris quelques kilos de trop,
Les sourires se figent de grimaces et les gens courent
et puis les trains passent ;
Les chiens miaulent et les chats aux aboie,
Alors à quoi bon mon ami ?
Il faut que je me mette sur les rails
avant que les voies déraillent !
Depuis que l’Homme est né,
Depuis que l’Homme est Homme,
Depuis que la société n’a de raison d’être que ses lois ;
Les lois stagnent,
Les gens courent à la recherche de leurs vérités.
Mais hélas !
La vérité, comme la liberté, est au centre d’un cercle,
Les lois s’inventent des libertés et des vérités annexes et dérisoires
Qu’elles placent en suite sur la courbe périphérique du cercle
Et après le périph’ c’est plus la ville !
Alors,
Le petit Homme que ne sommes tous, dans sa quête initiatique de vérité se retrouve pris au jeu.
Il tourne, Tourne en rond
Et finit par avoir les idées courbes.
Et plus ses idées se courbent plus il marche dessus
en ayant l’impression d’avancer,
Mais à la fin il les abîme jusqu’à ce qu’elles ne ressemblent à rien .
Et quand tout ne ressemble à rien !
C’est la perdition qui retrouve sa vérité ,
Reprend sa liberté et dès lors :
Bien venu dans la SOCIETE !
Maudites société !
Les mots n’ont plus le même pouvoir,
Les mots se répètent dans ma tête,
Mes mots me mènent en bateau,
Mon p’tit bateau a du retard
Et ces gens en Képi m’attendent dehors !
Alors à quoi bon les mots,
Les mots, ils ne veulent plus rien dire les mots .
Car,
Il y’a des nuits comme ça,
Il y’a des jours comme si
On se lève de bon pieds
Ou du mauvais puit,
On émerge,
Les yeux éteints par la lumière du jour
Qui se lève en fin !
Et sur le mur d’en face,
Des ombres imagées,
D’une nuit vécue à contre sens dans l’irrégularité,
S’éclaircissent, s’éteignent,
S’en vont loin,
Se trouvent un petit coin,
Ferment leurs yeux
Et attendent le lendemain !
Alors,
A demain !
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires